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Lydie Salvayre

salvayreFille de républicains espagnols exilés, Lydie Salvayre passe son enfance près de Toulouse. En 1969, une licence de lettres modernes en poche, elle s’inscrit à la faculté de médecine et se spécialise en psychiatrie. Parallèlement à sa carrière de psychiatre, elle se met à publier des petits textes dans des revues littéraires d’Aix-en-Provence et de Marseille. Son premier roman La Déclaration est publié aux Editions Julliard en 1989. Son roman La Compagnie des spectres (1997) a reçu le prix Novembre et a été élu meilleur livre de l’année par le magazine Lire. En 2007, paraît Portrait de l’écrivain en animal domestique, suivi par BW en 2009. Plusieurs textes de Lydie Salvayre ont été adaptés pour le théâtre ou joués sous la forme de concerts-lectures. Elle reçoit le prix Goncourt en 2014.

Bibliographie :

  • La Déclaration, Julliard, 1990
  • La Vie commune, Julliard, 1991
  • La Médaille, Le Seuil, 1993
  • La Puissance des mouches, Le Seuil, 1995
  • La Compagnie des spectres, Le Seuil, 1997
  • Quelques conseils aux élèves huissiers, Verticales, 1997
  • La Conférence de Cintegabelle, Le Seuil, 1999
  • Les Belles âmes, Le Seuil, 2000
  • Le Vif du vivant, Cercle d’Art, 2001
  • Et que les vers mangent le boeuf mort, Verticales, 2002
  • Contre + CD audio avec Serge Teyssot-Gay et Marc Sens, Verticales, 2002
  • Passage à l’ennemie, Le Seuil, 2003
  • La méthode Mila, Le Seuil, 2005
  • Dis pas ça + CD audio avec Serge Teyssot-Gay, Marc Sens et Jean-Paul Roy, Verticales, 2006
  • Lumières sur la CCAS. Les activités sociales des salariés de l’énergie, collectif, Cercle d’Art, 2006
  • Portrait de l’écrivain en animal domestique, Le Seuil, 2007
  • Petit traité d’éducation lubrique, Cadex, 2008
  • BW, Le Seuil, 2009
  • Hymne, Le Seuil, 2011
  • Sept femmes. Emily Brontë, Marina Tsvetaeva, Virginia Woolf, Colette, Sylvia Plath, Ingeborg Bachmann, Djuna Barnes, Librairie Académique Perrin, 2013
  • Pas pleurer, Le Seuil, 20014. Prix Goncourt 2014.

Pas pleurer

salvayre_pleurerPoints, 2015, 220 p., 7,30 €

« Ma mère s’appelle Montserrat Monclus Arjona, un nom que je suis heureuse de faire vivre et de détourner pour un temps du néant auquel il était promis. Ce soir, je l’écoute remuer les cendres de sa jeunesse perdue et je vois son visage s’animer, comme si toute sa joie de vivre s’était ramassée en ces quelques jours de l’été 36, et comme si, pour elle, le cours du temps s’était arrêté le 13 août 1936. »

Deux voix s’entrelacent. En premier celle de Georges Bernanos, témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les nationalistes et l’Église catholique. En second celle de Montse, mère de la narratrice, qui conserve pour seul souvenir la joie des jours radieux de l’insurrection libertaire. Prix du Salon Le livre sur la place 2014 (Nancy), prix Goncourt 2014.

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