RSS

Hubert Haddad

haddadTout à la fois poète, romancier, dramaturge et essayiste, Hubert Haddad, né à Tunis en 1947, est l’auteur d’une oeuvre vaste et diverse, d’une forte unité d’inspiration, portée par une attention de tous les instants aux ressources prodigieuses de l’imaginaire. Depuis Un rêve de glace (Albin Michel, 1974) jusqu’aux interventions borgésiennes de l’Univers (Zulma, 1999), premier roman-dictionnaire, ou les rivières d’histoires de ses Nouvelles du jour et de la nuit, Hubert Haddad nous implique magnifiquement dans son engagement d’artiste et d’homme libre.

 

Bibliographie :

  • Théorie de la vilaine petite fille, Zulma, 2014
  • Un rêve de glace, Albin Michel, 1974 ; Zulma, 2006.
  • La Cène, Albin Michel, 1975 ; Zulma, 2005.
  •  Les Grands Pays muets, Albin Michel, 1978.
  • Armelle ou l’Éternel retour, Puyraimond, 1979 ; Le Castor Astral, 1989.
  • Les Derniers Jours d’un homme heureux, Albin Michel, 1980.
  • Les Effrois, Albin Michel, 1983.
  • La Ville sans miroir, Albin Michel, 1984.
  • Perdus dans un profond sommeil, Albin Michel, 1986.
  • Le Visiteur aux gants de soie, Albin Michel, 1988.
  • Oholiba des songes, La Table Ronde, 1989 ; Zulma, 2007.
  •  L’Âme de Buridan, Zulma, 1992 ; Mille et une nuits, 2000.
  • Le Chevalier Alouette, Éditions de l’Aube, 1992 ; Fayard, 2001.
  •  Meurtre sur l’île des marins fidèles, Zulma, 1994. Le Bleu du temps, Zulma, 1995.
  • La Condition magique, Zulma, 1997 (Grand Prix du roman de la SGDL)
  • L’Univers, Zulma, 1999 et 2009 ; Pocket, 2003.
  • La Vitesse de la lumière, Fayard, 2001.
  • Le Ventriloque amoureux, Zulma, 2003.
  • La Double Conversion d’Al-Mostancir, Fayard, 2003.
  • La culture de l’hystérie n’est pas une spécialité horticole, Fayard, 2004.
  • Le Camp du bandit mauresque, Fayard, 2005.
  • Palestine, Zulma, 2007 ; Le Livre de Poche, 2009. (Prix des cinq continents de la Francophonie 2008, Prix Renaudot poche 2009)
  • Géométrie d’un rêve, Zulma, 2009 ; Le Livre de Poche, 2011)
  •  Opium Poppy, Zulma, 2011

 

Opium Poppy

haddad_poppyZulma, 2011, 170 p., 16,50 €

Encore et encore, on lui demande comment il s’appelle. La première fois, des gens lui avaient psalmodié tous les prénoms commençant par la lettre A. Sans motif, ils s’étaient arrêtés sur Alam. Pour leur faire plaisir, il avait répété après eux les deux syllabes. C’était au tout début, à Paris. On venait de l’attraper sur un quai de gare, à la descente d’un train…

Au fil de cette traque à l’enfant, se dessine l’histoire d’Alam. Celle d’un petit paysan afghan, pris entre la guerre et le trafic d’opium, entre son désir d’apprendre et les intimidations de toute sorte, entre son admiration pour un frère tête brûlée et l’amour éperdu qu’il porte à une trop belle voisine…

Ce magnifique roman à la précipitation dramatique haletante éclaire la folle tragédie des enfants de la guerre. « Qui aura le courage d’adopter le petit taliban ? » semble nous demander avec une causticité tendre l’auteur d’Opium Poppy.

Publicités
 

Les commentaires sont fermés.

 
%d blogueurs aiment cette page :