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Cécile Ladjali

Ladjali_CecileNée en 1971 à Lausanne, elle est agrégée de lettres modernes et titulaire d’un doctorat sur la figure de l’androgyne dans la littérature décadente. Professeur dans le secondaire et maître de conférences, elle enseigne actuellement à de jeunes sourds au Lycée privé Morvan, dans le 9e arrondissement de Paris. Des travaux d’écriture qu’elle propose à ses élèves, elle a tiré un recueil de poèmes, Murmures, publié en 2001 chez l’Esprit des péninsules, et une tragédie, Tohu-Bohu, en 2002, chez le même éditeur.

En septembre 2004, Laure Adler l’invite à dialoguer tous les troisièmes vendredis du mois avec un intellectuel dans le cadre de sa nouvelle émission, Permis de penser, sur la chaîne Arte.

En 2007, son essai Mauvaise langue, publié au Seuil, se veut un hommage à la culture classique, au « par coeur » et à la transmission. Le prix Femina pour la défense de la langue française lui est attribué.

De septembre 2009 à juillet 2010, elle assura chaque lundi une chronique sur la radio France Culture dans l’émission Les matins de France Culture. Elle a participé aux chroniques du Magazine Littéraire. Elle dirige la collection « Le Préau » aux éditions Actes Sud.

Bibliographie :

Romans

  • Les Souffleurs, Actes Sud, 2004.
  • La Chapelle Ajax, Actes Sud, 2005.
  • Louis et la Jeune Fille, Actes Sud, 2006.
  • Les Vies d’Emily Pearl, Actes Sud, 2008.
  • Hamlet, Electre : drame contemporain en 40 jours, Actes Sud, 2009.
  • Ordalie, Actes Sud, 2009.
  • Aral, Actes Sud, 2012
  • Shâb ou la nuit, Actes Sud, 2013

Essais

  • Eloge de la transmission : le maître et l’élève, avec Georges Steiner, Albin Michel, 2003.
  • Mauvaise langue, Le Seuil, 2007. Prix de défense de la langue française décerné par le jury du Prix Femina
  • Corps et âme, Actes Sud, 2013
  • Ma bibliothèque : lire, écrire, transmettre, Le Seuil, 2014

Louis_et_la_jeune_filleLouis et la Jeune Fille

Actes Sud « Babel », 2014, 167 p., 6,70 €, disponible en EPUB

Soldat dans les tranchées de la Grande Guerre, Louis écrit à sa famille, à ses proches, à ses marraines de guerre, pour maudire ou travestir la réalité, rassurer ceux qu’il aime ou conjurer un peu de son épouvante. Apprentie dactylo à Saint-Germain-des-Prés dans les années 1950, Lorette s’ingénie à taper des lettres : pour des vieilles dames du quartier, pour son père toujours absent, pour son beau fiancé lointain, et pour elle-même, malade de la tuberculose.

Deux vies parallèles, que sépare un demi-siècle et dont nous ne connaissons que ces écrits, semblent mystérieusement résonner et se rejoindre en un point imaginaire ou d’une éventualité minuscule. À moins que le lecteur n’ait seul le pouvoir de faire se répondre les mots de cette partition qu’a inspirée le fameux quatuor schubertien La Jeune Fille et la Mort.

 

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