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Compte-rendu de la rencontre entre Marie-Hélène LAFON et les 2nde 8 du lycée Roosevelt, l’équipe du CDI

Mercredi 13 Mars 2013 de 10h à 12h, les élèves de la classe de Seconde 8 du Lycée Roosevelt ont rencontré l’auteure Marie-Hélène LAFON.

Malheureusement, une quinzaine d’élèves étaient absents en raison des mauvaises conditions météorologiques ayant entraîné l’annulation des transports urbains et scolaires.

Cette rencontre était organisée par l’association Interbibly (Agence de coopération entre les bibliothèques) dont le siège est à Châlons-en-Champagne.

Dix-huit élèves ont donc participé à cet entretien, accompagnés de leur professeur de Lettres, M. REDELBERG.

Les lycéens avaient travaillé pendant plusieurs semaines sur le roman L’Annonce publié en 2009. Cette rencontre a permis aux élèves de dialoguer avec l’auteure sur le contenu de son livre et plus généralement sur son métier d’écrivain. De nombreuses questions furent alors posées.

Pour permettre un accueil plus chaleureux, les élèves avaient disposé au CDI quelques portraits, citations de l’écrivain, et quelques photos extraites du film documentaire La vie moderne du cinéaste Raymond DEPARDON, décrivant le quotidien des paysans de moyenne montagne.

L’auteure explique que ce film représente la genèse de son roman lequel reflète la solitude des êtres dans ce milieu âpre.

Native du Cantal, Marie-Hélène LAFON décrit ce monde rural très isolé. Les lieux, les paysages de sa région sont toujours très présents dans tous ses romans. De même, tous ses personnages sont créés à partir d’éléments du réel.

L’écrivain explique aussi aux lycéens que sa vocation pour l’écriture lui est venue très tôt. « J’ai su très tôt que le monde des mots et des histoires, était le mien. Je ne me sens jamais exister aussi intensément que quand j’écris ».

Il y a toujours chez l’auteure cette volonté de décrire cet univers paysan où l’on parle peu de soi. Ce qui explique qu’il n’y ait aucun dialogue dans ce roman. De même, il n’y a aucun portrait de personnage, uniquement quelques notions : une couleur de cheveux, des yeux, une forme de mains…

C’est au lecteur d’imaginer, de se faire une représentation du personnage.

Marie- Hélène LAFON démontre que l’écriture offre une liberté incroyable de décrire et d’expliquer. « Le papier est bon âne. Ce qu’on lui met sur le dos, il le porte ».

Toutes les phrases de ses livres sont sans cesse retravaillées, recherchant avec précision le terme exact. Les premières versions de ses textes sont toujours très raturées, annotées : « Je fouille dans le terreau du verbe pour exhumer, extirper le mot précis. Je dis encore que je suis un écrivain du sillon, ou que je travaille comme un laboureur ».

L’auteur affirme que deux romans de Gustave Flaubert l’ont fortement marquée à l’adolescence : Madame Bovary et Un cœur simple.

A l’issue de cet entretien enrichissant, une séance de dédicaces acheva la rencontre, chacun conservant un très bon souvenir de cette matinée.

 

Article écrit par l’équipe du CDI du lycée Roosevelt

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