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Les réponses de Gaëlle Josse au questionnaire de Proust

L’équipe de la bibliothèque Georges Pompidou a proposé à Gaëlle Josse de répondre à un questionnaire de Proust lors de sa venue pour les rencontres avec le lycée Oehmichen.

Ce questionnaire nous permet de mieux comprendre son roman, Les heures silencieuses, ainsi que son rapport à l’écriture.

Vie personnelle

Depuis combien de temps écrivez-vous ? Depuis pas si longtemps que ça en fait : rien depuis les premiers essais des années de lycée. Un premier recueil de poésie et des textes dans des revues sont parus en 2005. D’autres ont suivi, et mon premier roman, les heures silencieuses, est sorti en 2011. Le 3ème, Noces de Neige, va sortir début mars.

A-t-elle des enfants ? Un mari ? Oui, je suis mariée et j’ai deux filles, une en seconde et une en terminale.

Sport ? drogue ? Signe astrologique ? J’ai beaucoup fait de sport à une époque, j’ai beaucoup pratiqué l’équitation, puis j’ai beaucoup nagé, je me suis mise ensuite à la course à pied (j’ai couru le semi marathon), et j’avoue que depuis quelques années, plus rien, plus trop envie, ou pas envie de prendre le temps. En revanche, j’adore toujours marcher, que ce soit en ville, en montagne ou en bord de mer.

Une drogue ? Je ne sais pas si on peut appeler ça comme ça, mais la lecture, certainement, dès je n’ai plus rien à lire, c’est la panique, il faut que j’aille chez le librairie ou à la bibli de toute urgence…

Il paraît que je suis du signe de la Vierge, ascendant Scorpion, et que je suis née l’année du rat. Bon, vous savez tout….

Que possédez-vous de plus cher ? L’affection et la confiance de mes proches

Son plus grand regret ? J’ai fait beaucoup de piano, je pratique encore un peu, et d’équitation. J’aurais aimé jouer mieux et monter mieux, avoir plus de talent dans ces deux disciplines. Et j’adore le chant, j’aurais aimé travailler ma voix. Mais ce ne sont pas des regrets très importants, tout compte fait.

Sa plus grande peur ? Perdre ceux que j’aime

A-t-elle des animaux ? Non. Je ne supporte pas qu’on fasse le moindre mal à un animal, cela me rend malade de savoir une bête maltraitée, j’ai d’ailleurs de plus en plus de mal à manger de la viande,  mais je n’ai pas le souhait de m’occuper d’un animal, quel qu’il soit.

Étiez-vous une bonne élève ? J’avais des facilités pour les matières littéraires, les langues, latin, histoire, ce qui m’a beaucoup aidé, en revanche si j’avais dû passer une épreuve de maths, physique ou chimie au bac, je courrais encore dernière…

Quelles études avez-vous fait ? J’ai fait une maîtrise de droit, puis une école de journalisme, et en travaillant j’ai préparé un diplôme de psychologie clinique.

Aviez-vous eu un autre métier avant ? Avant et maintenant, oui, car l’écriture et l’accompagnement des livres me prennent beaucoup de temps, mais je ne peux pas encore m’arrêter de travailler pour m’y consacrer totalement. Je suis rédactrice pour un magazine et un site internet, sur l’agriculture, l’alimentation, l’environnement…

A quel âge a-t-elle commencé à écrire ? Voir réponse à la question un, cela fait un début vers 44/45 ans donc, si je ne me trompe pas.

Aimiez-vous la lecture étant jeune ? Oui, passionnément, depuis que je sais lire je dévore, je suis même du genre à lire les modes d’emploi et les emballages qui me tombent sous les yeux si je n’ai rien d’autre. Vous croyez que c’est grave ?

Quelqu’un vous a-t-il influencé à écrire ? Difficile à dire, mais ma mère était institutrice et mon père journaliste, il y avait des livres à la maison, c’était le seul vrai luxe, et j’ai donc toujours vu écrire…. Est-ce cela une influence ?

 

Goûts personnels

Mange-t-elle du nutella ? Quand mes filles étaient petites, oui, j’avoue que je les accompagnais avec plaisir et que les pots ne duraient pas longtemps… Maintenant non, je n’aime plus trop le sucré, et ce n’est pas terrible pour la ligne, quand même…

Ses passions ? Lecture, écriture, musique, peinture, certes, mais aussi photo, voyages… Et puis passion de la vie tout court, des rencontres, des échanges, curiosité vis à vis des autres, de découvrir leurs univers, envie de partager, passionnément, oui…

Quel est son moyen de s’évader ? Écrire, peut-être…

Qu’est ce qui l’a poussé à écrire ? Poussée, personne, ce n’est pas une obligation, disons une familiarité avec les livres et un contexte familial (voir réponse plus haut)

Quel est son auteur préféré ? Les écrivains autrichiens Stefan Zweig, Arthur Schnitzler, Joseph Roth, le hongrois Sandor Marai, les écrivains russes, le français Pierre Michon, et tant d’autres qui ne me viennent pas à l’esprit maintenant…

Depuis combien de temps elle écrit ? Voir réponses précédentes

Sa couleur préférée ? Le rose foncé, framboise écrasée, qui mêle le rouge et le bleu. Je trouve ça tonique et apaisant en même temps.

A quel âge a-t-elle commencé à écrire ? Voir réponses précédentes

Aimiez-vous la lecture étant jeune ? Voir réponses précédentes

Quelqu’un vous a-t-il influencé à écrire ? Voir réponses précédentes

Son genre de musique ? Les musiques du monde, tziganes, russes, juives, le fado portugais, les polyphonies, et la musique classique, Bach surtout.

Son chanteur préféré ? La voix de Léonard Cohen, chaude, enveloppante, un peu cassée, mais cela ne vous dit peut-être pas grand chose, je sais que ce n’est pas votre génération, un chanteur du Moyen Age comme disent mes filles…

Sur l’ouvrage

Pourquoi cette image en couverture ? Pourquoi ce tableau là ? Ce n’est pas un choix délibéré, c’est simplement parce que de la rencontre avec ce tableau est née l’histoire, et comme le récit y fait souvent référence, avec l’éditeur nous avons pensé que ce serait bien de le faire figurer sur la couverture, si le lecteur veut parfois y revenir au cours de sa lecture.

Pourquoi avez-vous choisi ce titre ? Au départ, j’avais appelé ce texte « Vue de dos », mais l’éditeur a trouvé que c’était un peu redondant avec le tableau qui, justement, montre la femme de dos, et il m’a proposé les Heures silencieuses, que j’ai trouvé magnifique, et totalement en harmonie avec le texte et l’atmosphère.

Est-ce qu’elle s’est inspirée de toute son expérience ? De toute mon expérience, non, mais il y a des éléments qui correspondent à des choses vécues ou ressenties, même si elles sont transposées, filtrées. On ne peut écrire, je crois, qu’avec ses propres sentiments et émotions, sinon on se contente de fabriquer une histoire, ce que je ne trouve pas très intéressant.

Est-ce qu’elle est défigurée ? Non, mais elle n’est plus aimée ni désirée par son mari, et à ce moment là, c’est pour elle comme si elle n’existait plus. Alors à quoi bon montrer son visage ?

Est-ce qu’il y a une suite de l’histoire ? Non, j’ai refermé l’écriture de ce livre, qui continue à vivre de lui-même. Un deuxième roman est paru en 2012, Nos vies désaccordées, une histoire contemporaine, très différente, début mars, un 3ème va sortir, Noces de neige, et un autre est en cours d’écriture.

Pourquoi le choix du 17e siècle ? Même réponse qu’à la première question. Il se trouve que ce tableau qui m’a vraiment émue est un tableau du 17ème, ce n’est pas moi qui l’ai décidé, cela aurait pu être un tableau d’un autre peintre et d’une autre époque, mais c’était celui-ci…C’est comme tomber amoureux, est-ce qu’on choisit vraiment ?

Retrouvez également l’article consacré par l’hebdo du vendredi sur les rencontres du vendredi 1er février: http://www.lhebdoduvendredi.com/article/10358/

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