RSS

Archives Mensuelles: juin 2014

Rencontre au lycée de Sézanne

Madame Carole Martinez ? Une romancière comme tout jeune lycéen aimerait en rencontrer, histoire de battre en brèche, une bonne fois pour toutes, le préjugé persistant de l’écrivain attaché à sa tour d’ivoire. Sa profonde modestie, sa spontanéité, son enthousiasme, sa sincérité, sa sympathie, sa curiosité pour l’autre ont séduit tous les élèves de Première littéraire du lycée de Sézanne.
Cette grande dame de la littérature les a fortement impressionnés, et pas seulement parce que son roman intitulé Du Domaine des Murmures, se trouve inscrit sur leur liste pour l’oral de Français au Baccalauréat en 2014. Pas seulement parce que ce n’était que des murmures admiratifs à l’issue de la rencontre et des dédicaces au CDI du lycée ! C’est aussi parce que le roman les a plongés d’une manière irréversible vers ce mystérieux Moyen Age pour eux. Irréversible parce que le sort tragique d’Esclarmonde n’arrête pas d’émouvoir. Comment peut-on admettre cette ironie du sort qui condamne une jeune fille éprise de liberté à devenir recluse pour rester libre ? Comment admettre aujourd’hui, un tel poids du père, de la religion, du sacrifice au nom des idéaux dans la vie d’une jeune fille à l’époque médiévale ? Comment ne pas être troublé par l’étrange relation qui unit Esclarmonde à son enfant et par leur sort à tous les deux ? Du Domaine des Murmures pose tant de questions sur l’homme que bien peu de lecteurs en réchappent indemnes.

 

Publicités
 
 

Rencontre entre Dominique Fabre et les élèves du lycée G. Clemenceau

Dans le cadre des rencontres d’auteurs avec les lycéens de Champagne-Ardenne, les élèves de 1ère 6S et de 1ère 3ES ont rencontré le romancier Dominique Fabre mardi 18 février 2014 au C.D.I. Ils avaient, au préalable, étudié son livre Il faudrait s’arracher le cœur, avec leur professeure de français Mme Segura et ils fourmillaient d’interrogations sur l’écriture de ce livre, sa composition, les choix stylistiques et les procédés linguistiques employés par l’auteur.

Dominique Fabre a répondu avec bonne humeur et simplicité à toutes les questions des lycéens et a évoqué plus largement son métier d’écrivain et ses sources d’inspiration, son plaisir de la lecture et son rapport intime à la langue, ses joies et ses blessures… livrant ainsi d’agréables et enrichissant moments d’échanges avec les élèves et leur professeure.

Image

 

 
 

Rencontres avec Carole Martinez autour de son livre Du domaine des murmures

Lycées La Fontaine du Vé à Sézanne, Bayen à Châlons, Libergier à Reims

Dans ses livres Carole Martinez évoque les femmes, la façon dont elles cherchent à exister à travers les siècles. Elle interroge leurs absences de l’Histoire, leurs silences qui disent beaucoup d’elles et nourrissent l’imagination des historiens et des romanciers. Dans Du domaine des Murmures, on suit Esclarmonde (« celle qui éclaire le monde »), femme du XIIe siècle qui gagne sa liberté en s’emmurant vivante au sein du domaine de son père.

20140519_104842

Dans ce roman comme dans Le Cœur cousu, le merveilleux tient une place centrale. Carole Martinez explique qu’il fait partie de sa vie : elle a grandi auprès d’une grand-mère espagnole qui pratiquait des rites étonnants et récitait des prières magiques. Elle en a retenu la poésie des gestes et des mots, qui imprègne son œuvre.

Lorsqu’elle écrit, Carole Martinez n’élabore pas de plan mais se laisse guider par un « engendrement poétique ». Un personnage peut naître d’un poème, comme Bérangère, la femme fée du Domaine des murmures inspirée à la fois par La Géante de Baudelaire et par El Desdichado de Gérard de Nerval. Ses héros l’emmènent parfois dans des directions inattendues, elle les laisse guider le texte, renonce parfois à les contrôler. Elle explique que l’écriture est une forme de rêvasserie : pour en sortir, elle doit mettre son réveil…

La naissance de ses romans est entourée de mille histoires, teintées de merveilleux, qu’elle adore raconter. Comme ce château qu’elle « construit » patiemment parce qu’elle n’en trouve pas qui corresponde à ce qu’elle avait imaginé, jusqu’à ce qu’au hasard d’un échange avec les Monuments historiques, elle apprenne que « son » château existe, et que le destin de ses habitants coïncide étrangement avec celui de ses personnages…

S’il fallait retenir une chose de l’intervention de Carole Martinez dans les lycées, ce serait son propos sur la force de l’imaginaire poétique, moteur des hommes et de la création littéraire. Laissons lui libre cours, domestiquons-la pour nourrir nos vies, et nos récits. IMG_1221

 
Poster un commentaire

Publié par le 10 juin 2014 dans Présentation du projet

 

Rencontre de Gwenaëlle Aubry à la médiathèque Voyelles

Gwenaëlle Aubry, auteur du roman Partages, a rencontré une classe de 2de du lycée Chanzy de Charleville-Mézières le 20 mai 2014 à la Médiathèque Voyelles.

DSCN2501

Deux semaines auparavant, à la demande de leur professeur, Mme Berthaud, les élèves avaient pu visionner dans l’auditorium de la médiathèque le film « Les citronniers » du réalisateur Eran Riklis, traitant du problème israelo-palestinien.

Chacun d’entre eux avait un travail de recherche à effectuer autour de plusieurs mots clefs du roman. Ce travail a ensuite été affiché dans la salle où s’est déroulée la rencontre.

Gwenaëlle Aubry a répondu avec beaucoup de précision aux nombreuses questions préparées par les élèves.

DSCN2500

Elle a notamment expliqué pourquoi elle avait choisi d’écrire sur la vie de deux adolescentes, l’une juive l’autre palestinienne, vivant en Israël après la seconde intifada.

Philosophe de formation, elle a expliqué que la littérature prenait de plus en plus de place dans son travail. Passionnée de lecture, elle lit les grands classiques (Flaubert, Stendhal, etc.) et affectionne particulièrement les poètes comme Arthur Rimbaud. Elle découvre la littérature contemporaine avec Pierre Michon. « Un jour, j’ai lu Pierre Michon et j’ai compris qu’un écrivain vivant pouvait faire vivre ma langue ».

L’auteur vit intensément son écriture. Elle a consacré deux ans à la préparation et un an à l’écriture de son roman Partages : « Pour le roman, il fallait que je m’approprie deux mondes », d’où son travail de recherches historiques, de lectures religieuses et poétiques mais aussi un travail de forte identification pour donner voix aux deux adolescentes.

Passionnée et passionnante, Gwenaëlle Aubry, toujours souriante, a captivé son auditoire. D’ailleurs, les élèves ont continué d’échanger avec l’auteur pendant la séance de dédicaces.

DSCN2503corrigée

Cette rencontre fut un beau moment de « Partages » entre les élèves et la romancière.

Nous remercions la professeur Madame Berthaud pour sa préparation minutieuse et Interbibly qui nous a permis de rencontrer cette auteur exceptionnelle.

L’équipe de la médiathèque de Charleville-Mézières

 
Poster un commentaire

Publié par le 10 juin 2014 dans Présentation du projet

 

Carole Martinez au Lycée Libergier (suite)

Lauriane et Valentin : Ce livre a été une véritable découverte, un savant mélange de fantaisie, de drame dans un univers médiéval qui nous emporte du début à la fin. « On ne quitte pas un monde sans angoisse ni sans rêve » Esclarmonde en est la preuve. Le livre nous absorbe et il est presqu’impossible d’en sortir!

Julien : A la fin de la rencontre, j’ai pensé que Carole Martinez était une personne, franche et étonnante avec un esprit ouvert sur les autres.

Constance et Julien : Cette rencontre fut vraiment enrichissante, nous ne nous attendions pas à tant de prestance de sa part. Elle est agréable et surtout très drôle. De plus Carole Martinez a une écriture belle et atypique. Esclarmonde est un personnage très attachant, à la fois prisonnière de plein gré et ouverte au monde qui l’entoure.

PENTAX Image

Anthony et Thomas : Ce qui nous a paru étonnant, c’est la passion de Carole Martinez pour les mathématiques. Elle trouve ça passionnant et relaxant.

Nathan et Valentin : Nous avons trouvé cela impressionnant de faire une histoire dans si peu d’espace, puisque la partie essentielle du livre se situe dans ce petit reclusoir.

Clara et Léa : Ce roman nous a fait découvrir une autre facette du Moyen Âge, avant de l’avoir lu, je n’avais jamais entendu parler des recluses.

 

 

 
 

Rencontre ave Carole Martinez au Lycée Libergier

Séance de dédicaces à l'issue de la rencontre avec la classe de 1ère S

Séance de dédicaces à l’issue de la rencontre avec la classe de 1ère S

Mardi 20 mai, les élèves de 1ère S2 du Lycée Libergier ont rencontré la romancière Carole Martinez pour son roman « Du domaine des murmures » , Prix Goncourt des lycées 2011. Ils étaient accompagnés par madame Hermant, professeur de français et madame Ponthieux, professeur-documentaliste.

Pourquoi avoir choisi Le Moyen Age?

Avant d’écrire ce livre, je n’aimais pas le Moyen-Âge. Mon idée de départ était d’écrire une histoire inspirée de Barbe Bleue avec une héroïne contemporaine. Cette jeune femme se rend un jour dans une pièce interdite et entend les murmures de toutes les épouses tragiquement disparues avant elle… C’est là qu’Esclarmonde apparaît et devient l’héroïne du livre.

A quel âge avez vous commencé à vous intéresser à l’écriture ?

A partir de ma première rédaction en CM2, j’ai tout de suite été fascinée par l’écriture. Je me souviens du sujet : « Racontez vos vacances »… Au lycée, j’ai été très déçue de ne plus pouvoir donner libre cours à mon imagination, alors j’ai commencé à écrire pour moi.

Pourquoi Esclarmonde se coupe-t-elle l’oreille?

Au début, j’avais prévu qu’elle se coupe le nez, mais j’ai eu pitié de sa beauté… Il y a aussi une allusion à la Vierge et à l’annonciation.

Avez vous voyagé pour trouver le lieu de votre histoire?

J’avais envie d’une forêt avec une rivière, des falaises et un petit château. J’ai cherché sur Google Earth et je suis tombée sur une rivière nommée La Loue, j’ai trouvé cela fantastique, à la fois doux et féminin. Puis j’ai vu le village de Mouthiers-Haute-Pierre, j’ai décidé de ne garder que Haute-Pierre.