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Archives Mensuelles: mars 2014

Rencontre avec Elise Fontenaille-LP-Lycée des métiers Emile Baudot-Wassy

Avant cette année, les élèves de 2nde BAC PRO n’avaient jamais entendu parler de la tuerie de Polytechnique de Montréal, les enseignants non plus d’ailleurs . L’étude de ce sujet les a vivement intéressés. Tous avaient beaucoup de questions à poser à Elise Fontenaille, l’auteur du livre « L’homme qui haïssait les femmes »

Cette rencontre a eu lieu le mercredi 12 mars, le matin au CDI pour les 2nde bac pro commerce, l’après-midi à la médiathèque du Val de Blaise pour les 2nde bac pro sécurité-prévention.

Les 2nde bac pro commerce au CDI

Les 2ndes bac pro commerce au CDI

Les élèves de 2nde bac pro sécurité à la médiathèque

Les élèves de 2nde bac pro sécurité à la médiathèque

Voici parmi les nombreuses informations qu’Elise nous a  transmises, celles qui ont particulièrement marqué les élèves :

Le temps d’écriture d’un livre

Elise peut écrire un livre en une nuit, c’est le cas notamment du livre « Le Garçon qui volait des avions » . En revanche elle a mis un an à écrire « L’homme qui haïssait les femmes » ; et  elle a déjà passé trois ans à faire des recherches sur le génocide perpétré par les Allemands en Namibie, sujet d’un de ses prochains livres… C’est un travail d’enquête  très exigeant qui nous rappelle qu’Elise a été journaliste…

Pourquoi avoir donné au tueur le nom de Gabriel Lacroix ?

Elise Fontenaille  a choisi volontairement  un nom de famille à connotation religieuse, en lien déjà avec le vrai nom du tueur (Lépine), en lien aussi avec le catholicisme profond  de  sa mère .Pour Elise  Gabriel est  en quelque sorte un crucifié, il porte sa croix , notamment à cause de son passé de souffrances provoquées par la violence du père et ses conséquences…

Le rôle que jouent ses enfants dans ses œuvres

Elise Fontenaille parle de ses fils  Gaspard et Rémi avec beaucoup d’affection…Ils semblent très proches d’elle. L’un est pris en photo  sur la première de couverture de «  L’enfant qui volait des avions « , l’autre sur celle du livre « Le soleil et la mort « .

Ce sont les (més)aventures vécues par ses enfants qui ont inspiré le livre qui paraîtra en mai 2014, « Banksy &moi ».

Elèves et enseignants ont tous été conquis par la personnalité d’Elise Fontenaille : une dame « haute en couleurs », qui séduit par ses côtés à la fois  rebelles et généreux , qui parle avec enthousiasme et franchise de sa vie, de ses enfants, de son travail  et de ses œuvres, une personne passionnée jusqu’à nous perdre  quelquefois dans le flux de ses digressions dans lesquelles nous nous laissons entrainer avec plaisir … un écrivain  heureux de rencontrer son public et sachant s’adapter à son auditoire…

« Elle parle comme les jeunes », dira une élève…bref pour reprendre les termes de beaucoup d’entre eux, « Elise Fontenaille, elle est cool… »

MERCI ELISE FONTENAILLE !

Parallèlement à l’étude de l’Homme qui haïssait les femmes,les élèves  avaient  préparé des panneaux sur des thèmes divers  : l’écrivain et ses oeuvres, le fait divers : la tuerie de Polytechnique, les fusillades en milieu scolaire,les armes au Canada, le féminisme, le masculinisme, le film de Denis Villeneuve « Polytechnique » .

Bonne découverte !

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panneau3

Compte-rendu rédigé par N.Balayé, documentaliste, à partir des réactions des élèves

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2 Commentaires

Publié par le 16 mars 2014 dans Présentation du projet

 

Rencontre avec Elise Fontenaille le mardi 11 février 2014, CDI du Lycée Sévigné (Charleville-Mézières)

Élise Fontenaille avait rendez-vous au lycée Sévigné pour deux rencontres (classe de 1L et de 2de avec leurs professeurs Mme Lafare et Mme Soulama).

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Les élèves avaient lu avec enthousiasme son roman L’homme qui haïssait les femmes. Ils avaient beaucoup apprécié cette histoire très touchante tirée d’un fait divers relatant la tuerie de quatorze étudiantes à l’école polytechnique de Montréal en décembre 1989.

C’est dans une ambiance chaleureuse et décontractée que les élèves lui ont posé des questions préparées en amont avec les professeurs.

Nous en avons sélectionné quelques unes :

Comment êtes-vous devenue écrivain ?

« Si je n’avais pas été  virée  de mon journal pour impertinence, je ne serais peut-être jamais devenue écrivain. Mon travail de journaliste m’a appris a écrire vite et bien, à mener des enquêtes. Il y a un auteur qui m’a tout appris, c’est le poète Louis Aragon, mon maître en littérature. D’après lui, les choses les plus fortes, les plus puissantes peuvent se dire en quelques mots. Trois mots, ça suffit pour tout dire. J’écris des livres courts toujours d’un trait, j’essaie d’aller droit au but. Pour moi l’écriture est un envoûtement. »

 Pourquoi avoir choisi cette histoire ?

 « Le pouvoir de l’écrivain est de s’emparer d’histoires non connues, de déterrer des histoires qui n’auraient jamais vues le jour. J’ai écrit ce livre parce que j’ai été très choquée par la lâcheté des professeurs. Leur panique m’a sidérée. Pourquoi n’y avait-il personne pour neutraliser le tueur quand il est sorti de la classe, il n’y avait personne dans les couloirs ? Pourquoi tout le monde s’est carapaté ? Et le suicide du jeune homme quelques mois après la tuerie m’a profondément touché. On était presque dans le domaine de la tragédie antique. Le garçon qui volait des avions a été écrit en même temps. Il était intéressant de comparer deux vies de souffrance avec un avenir différent. »

Quelles sont les personnes que vous avez rencontré pour écrire votre livre ?

 « J’ai lu beaucoup d’articles. On trouve tout sur internet. Je n’ai pas forcément rencontré les acteurs de la tuerie mais plutôt des gens dans la rue. J’ai pu ainsi les  trahir, avoir plus de liberté. Le seul personnage inventé, c’est la sœur d’une élève morte pendant la tuerie. Fabriquer du réel est ma grande satisfaction. »sévigné 2

 Pouvez-vous nous parler de vos projets ?

« Je viens de terminer un roman pour adolescents Les trois sœurs et le dictateur aux éditions du Rouergue. Il raconte la destinée de trois sœurs confrontées au dictateur Rafaël Trujillo en République Dominicaine dans les années 60. Cette histoire tirée d’un fait réel est un hommage à ces trois jeunes femmes libres et insoumises. »

« Par ailleurs, je me suis emparée d’un sujet méconnu en France. Il s’agit du génocide africain en Namibie au début du 20e siècle. Deux versions seront proposées : une pour adultes sous le titre Blue book  et une autre pour la jeunesse qui s’intitulera Ébène ou les yeux de la nuit. »

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Chaque rencontre s’est terminée par une séance de dédicaces et de photos.

Élise Fontenaille a profité d’un beau soleil hivernal pour effectuer un pèlerinage sur la tombe et les lieux marquants du poète Arthur Rimbaud.

L’équipe de la médiathèque remercie vivement Interbibly pour la venue d’Elise Fontenaille, les professeurs de lettres et le service documentation du Lycée Sévigné pour leur accueil chaleureux.

L’équipe de la médiathèque de Charleville-Mézières

 
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Publié par le 3 mars 2014 dans Présentation du projet