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Archives Mensuelles: mars 2013

Retours sur la journée du mardi 12 mars 2013 à Charleville-Mézières, par l’équipe de la médiathèque Voyelles

Le mardi 12 mars 2013 à Charleville-Mézières

Rencontre de Marie Hélène Lafon avec les classes de 1ST2S et de 2de du lycée Sévigné, accompagnées de leurs professeurs de français Madame Lafare et Madame Soulama. La rencontre s’est passée au CDI du lycée Sévigné.

 Malgré le froid, malgré la neige et le vent glacial, Marie Hélène Lafon a apporté beaucoup de chaleur et d’enthousiasme lors des rencontres.

Marie Hélène Lafon s’est d’abord présentée en mentionnant ses origines paysannes et auvergnates. Elle a ensuite retracé son brillant parcours d’étudiante en lettres classiques. Elle mène actuellement une double vie : celle d’enseignante et celle d’écrivain. Elle a beaucoup insisté sur sa passion pour l’écriture et elle a encouragé les élèves à réaliser leur rêve : « J’étais comme une vache qui regardait passer le train. Et les vaches ne montent pas dans le train. J’ai décidé de monter dans le train de ma vie en commençant à écrire. »

Les élèves ont posé beaucoup de questions sur le livre L’annonce. Ces questions portaient non seulement sur l’histoire, la psychologie des personnages, mais aussi sur le style et l’écriture de Marie Hélène Lafon.

En voici une sélection :

 Pourquoi cette histoire ?

MHL a expliqué aux élèves que l’idée du récit lui est venue après la découverte du film documentaire de Raymond Depardon « Profils paysans, le quotidien », 2ème volet d’une trilogie.

Elle a imaginé la suite de ce 2ème volet qui se terminait par l’interview d’un paysan qui allait bientôt se mettre ménage avec une femme ayant deux enfants.

Pourquoi l’histoire n’est-elle pas racontée de manière chronologique ?

MHL ne sait pas raconter autrement, elle est très attachée à cette organisation du récit.

Elle reconnait que cette non-linéarité du récit complexifie la lecture.

Pourquoi n’y a-t-il pas de chapitres ?

MHL affectionne les pages compactes, remplies de textes.

En tant que lectrice, elle trouve que les chapitres créent une césure inutile.

Pourquoi n’y a-t-il pas de dialogues ?

MHL confie qu’elle ne sait pas les écrire et que ce parti pris d’utiliser le style indirect libre est certainement lié à son vécu : dans son entourage familial, les gens communiquent peu, ils ne se parlent que pour dire des choses utiles.

 Pourquoi n’y a-t-il pas de ponctuation ?

MHL n’aime pas les points d’exclamation et les points de suspension « appartiennent » selon elle à l’écrivain L-F Céline.

Elle aime en revanche les points virgule.

 Elle ajoute qu’elle adore la grammaire.

 Elle apporte ensuite des précisions sur les règles, les contraintes qu’elle se fixe avant d’écrire un livre. Pour l’Annonce, par exemple, il s’agissait d’utiliser de nombreux adjectifs.

Pourquoi des dédicaces, à qui sont-elles adressées ?

Pour MHL, les dédicaces font partie intégrante de ses livres. Tant qu’elle n’a pas trouvé le dédicataire, le livre n’est pas achevé.

Elle recherche d’ailleurs le nom du dédicataire de son prochain roman.

Les dédicaces sont toujours adressées à des personnes proches, son amie lectrice, ses neveux, son frère et sa soeur.

 Marie Hélène Lafon a su conquérir son public qui est resté très attentif tout au long des deux rencontres.

Les bibliothécaires de la médiathèque Voyelles remercient chaleureusement les professeurs et documentalistes du lycée Sévigné qui ont accepté le partenariat avec la médiathèque ainsi que l’équipe d’Interbibly qui a concrétisé ce beau projet.

 Le soir, Marie-Hélène Lafon était invitée à la médiathèque Voyelles pour une rencontre-dédicace avec le public ardennais.

 L’équipe de la médiathèque Voyelles

 
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Publié par le 27 mars 2013 dans Présentation du projet

 

« Paroles d’élèves » de Première L/ES2 du Lycée de Sézanne au sortir de la rencontre avec la romancière Gaëlle Josse.

Sara : « La rencontre avec l’auteure a été fantastique, en effet, cela aide à mieux comprendre les enjeux de son livre ».

Adeline : »La rencontre avec l’auteure nous a, en quelque sorte, fait voyager et j’ai beaucoup appris de choses sur le métier d’écrivain ».

Marjorie : « La rencontre avec l’auteure nous a appris de nombreuses choses sur le milieu de l’écriture et m’a permis de mieux comprendre le livre ».

Manon : « J’ai apprécié la rencontre avec l’auteure car cela nous a permis de mieux comprendre le livre et le métier d’écrivain aussi ».

Julie : « L’auteure était très ouverte à toutes nos questions, c’était une rencontre agréable. Ses réponses étaient intéressantes. Un très bon moment ».

Marine : « La rencontre avec l’auteure était très intéressante, cela nous a permis de lui poser des questions sur le livre et de savoir comment elle travaille ».

Noémie : « La rencontre avec l’auteure était très intéressante, Gaëlle Josse était ouverte à nos questions. Très bien ».

Aurélie : « J’ai beaucoup apprécié la rencontre avec Gaëlle Josse car elle nous a fait comprendre d’où lui est venue son inspiration. De plus, elle est très agréable ».

Camille : « Cette rencontre avec Gaëlle Josse a été merveilleuse. Elle a permis de répondre à de nombreuses questions ».

Willy : « La rencontre avec l’auteure m’a beaucoup plu. C’était très intéressant de l’avoir en face de nous étant donné que nous avions lu son roman. Elle nous a apporté beaucoup d’informations et j’ai trouvé le tout très intimiste ».

Constance : « Une rencontre enrichissante qui nous a fait découvrir la littérature sous un autre angle.
Merci ! »

Laura : « Un très bon moment passé avec Gaëlle Josse ; beaucoup de partages et d’échanges. Très agréable ».

Maorie : « Cette rencontre avec Gaëlle Josse a été très instructive ».

Alison : « La rencontre avec l’auteure était très intéressante ».

Angela : « La rencontre avec l’auteure nous a permis d’avoir une ouverture d’esprit. Un moment merveilleux ».

Jordan F. : « Ce livre m’a beaucoup plu, l’histoire était intéressante. Et pourtant, je déteste lire ! »

Léa : « Gaëlle Josse est une femme intéressante, ouverte au questionnement. Un bon moment de partage enrichissant et agréable ! »

Axel : « Une rencontre éblouissante entre des lycéens intéressés et une auteure passionnante ».

Damien : « C’est une chance d’avoir pu parler avec cette auteure ayant une belle plume et une grande ouverture d’esprit ».

Tanguy : « Très belle rencontre avec Gaëlle Josse ».

Priscilia : « Une rencontre très intéressante ! »

Solène : « Une auteure passionnante et des élèves intéressés ».

Jordan D.A. : « Un bon moment ! »

Carla : « Le fait de rencontrer un écrivain était une très bonne expérience ».

Hugues : « Cette rencontre m’a fait découvrir une autre forme de littérature et un autre type de journalisme plus littéraire que celui auquel je me destinais au départ ! »

Pauline : « Cette rencontre a été enrichissante et intéressante. Ces deux heures ont passé très vite et étaient agréables ».

Alexandre : « J’ai beaucoup aimé Les Heures silencieuses ».

Michaël : « Rencontre intéressante et personne très sympathique ».

Mélanie : « Une rencontre qui donne envie de lire d’autres livres de cette auteure ».

Morgane : « Gaëlle Josse m’a impressionnée par son caractère et m’a énormément plu ! »

Benjamin : « Une rencontre très intéressante ! »

Corentin : « J’ai vraiment apprécié cette intervention qui donne envie de relire le livre en fonction des réponses aux questions de l’auteure ».

Guillaume : « Une rencontre qui m’a beaucoup plu ! »

Marc : « J’ai vraiment été content de cette rencontre. J’ai pu remarquer que l’auteure était passionnée par son métier. Un très bon moment. Merci encore ! »

Alexis : « Une rencontre passionnante. A renouveler si possible ! »

 
 

Compte-rendu de la rencontre entre Marie-Hélène LAFON et les 2nde 8 du lycée Roosevelt, l’équipe du CDI

Mercredi 13 Mars 2013 de 10h à 12h, les élèves de la classe de Seconde 8 du Lycée Roosevelt ont rencontré l’auteure Marie-Hélène LAFON.

Malheureusement, une quinzaine d’élèves étaient absents en raison des mauvaises conditions météorologiques ayant entraîné l’annulation des transports urbains et scolaires.

Cette rencontre était organisée par l’association Interbibly (Agence de coopération entre les bibliothèques) dont le siège est à Châlons-en-Champagne.

Dix-huit élèves ont donc participé à cet entretien, accompagnés de leur professeur de Lettres, M. REDELBERG.

Les lycéens avaient travaillé pendant plusieurs semaines sur le roman L’Annonce publié en 2009. Cette rencontre a permis aux élèves de dialoguer avec l’auteure sur le contenu de son livre et plus généralement sur son métier d’écrivain. De nombreuses questions furent alors posées.

Pour permettre un accueil plus chaleureux, les élèves avaient disposé au CDI quelques portraits, citations de l’écrivain, et quelques photos extraites du film documentaire La vie moderne du cinéaste Raymond DEPARDON, décrivant le quotidien des paysans de moyenne montagne.

L’auteure explique que ce film représente la genèse de son roman lequel reflète la solitude des êtres dans ce milieu âpre.

Native du Cantal, Marie-Hélène LAFON décrit ce monde rural très isolé. Les lieux, les paysages de sa région sont toujours très présents dans tous ses romans. De même, tous ses personnages sont créés à partir d’éléments du réel.

L’écrivain explique aussi aux lycéens que sa vocation pour l’écriture lui est venue très tôt. « J’ai su très tôt que le monde des mots et des histoires, était le mien. Je ne me sens jamais exister aussi intensément que quand j’écris ».

Il y a toujours chez l’auteure cette volonté de décrire cet univers paysan où l’on parle peu de soi. Ce qui explique qu’il n’y ait aucun dialogue dans ce roman. De même, il n’y a aucun portrait de personnage, uniquement quelques notions : une couleur de cheveux, des yeux, une forme de mains…

C’est au lecteur d’imaginer, de se faire une représentation du personnage.

Marie- Hélène LAFON démontre que l’écriture offre une liberté incroyable de décrire et d’expliquer. « Le papier est bon âne. Ce qu’on lui met sur le dos, il le porte ».

Toutes les phrases de ses livres sont sans cesse retravaillées, recherchant avec précision le terme exact. Les premières versions de ses textes sont toujours très raturées, annotées : « Je fouille dans le terreau du verbe pour exhumer, extirper le mot précis. Je dis encore que je suis un écrivain du sillon, ou que je travaille comme un laboureur ».

L’auteur affirme que deux romans de Gustave Flaubert l’ont fortement marquée à l’adolescence : Madame Bovary et Un cœur simple.

A l’issue de cet entretien enrichissant, une séance de dédicaces acheva la rencontre, chacun conservant un très bon souvenir de cette matinée.

Article écrit par l’équipe du CDI du lycée Roosevelt

 
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Publié par le 18 mars 2013 dans Les rencontres

 

Jean-Philippe Blondel au lycée Charles de Gaulle de Chaumont : une rencontre réussie

La classe de 2nde 7 du lycée Charles de Gaulle à Chaumont a accueilli lundi 4 mars Jean-Philippe Blondel, auteur, entre autres, de G229, un roman abordant la richesse des relations entre élèves et prof.

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        Cette rencontre a été préparée en amont par la documentaliste du lycée et les bibliothécaires de la médiathèque des silos : échanges informels pour fixer les modalités de la rencontre, recherches bibliographiques, etc.

Par ailleurs, les silos avaient déjà organisé en 2010 une rencontre avec Jean-Philippe Blondel à la Librairie Apostrophe. Nous disposions d’une vidéo de cette rencontre : elle a été mise à disposition du lycée afin que les élèves puissent se familiariser avec le discours de l’écrivain.

Bibliothécaire à la médiathèque de Chaumont, j’ai eu le grand plaisir d’être aux côtés de Jean-Philippe Blondel et de Delphine Henry, d’Interbibly, ce lundi 4 mars.

La rencontre au lycée a été un pur moment de bonheur. Elle a été l’occasion d’échanges vifs autour du livre G229, lu en amont en classe avec l’enseignant, mais aussi d’échanges autour du métier d’écrivain, celui d’enseignant, du public adolescent et des enjeux de la littérature contemporaine.

Cette rencontre a permis, à mon avis, d’instaurer un espace de parole et d’échanges libres et ouverts, où les adolescents ont eu l’occasion de se positionner personnellement en tant que lecteurs, élèves, mais aussi en tant que citoyens en devenir au sein d’une société que Jean-Philippe Blondel a très bien su saisir dans nombreux de ses romans, parmi lesquels figurent G229, Blog ou encore Brise-glace.

Pour nous, bibliothécaires, cette rencontre a été l’occasion de conforter notre réseau local de travail et nos liens avec la documentaliste et les enseignants du lycée. Par ailleurs, une telle expérience peut, à long terme et si elle est renouvelée, influencer nos choix d’acquisitions et notre politique documentaire.

Valérie Pyetira

Bibliothécaire, les silos, Chaumont

 
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Publié par le 6 mars 2013 dans Les rencontres

 

Où l’on apprend que Jean-Philippe Blondel aime « La Nouvelle Star »

Belle rencontre que celle qui s’est déroulée hier au lycée Charles de Gaulle de Chaumont, entre les élèves de la classe européenne de 2nde 7 et l’écrivain Jean-Philippe Blondel.

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Très à l’aise dans cet exercice (et pour cause : il est enseignant !), Jean-Philippe Blondel a répondu avec un plaisir manifeste et un réjouissant ton facétieux aux nombreuses questions des élèves et de leur professeur. Beaucoup ont tourné autour de la « double vie » de Jean-Philippe Blondel, écrivain publié depuis 2003 mais aussi professeur passionné par l’enseignement : « comment conciliez-vous votre métier de professeur d’anglais et votre activité d’écrivain ? », « Pourquoi avoir choisi de devenir écrivain ? », « Votre famille, elle en pense quoi ? », « Et vos élèves ? »

Les lycéens ont également été très intéressés par la relation forte qu’entretient l’auteur avec la musique, ce qui a suscité plusieurs questions sur ses goûts en la matière mais aussi sur la façon dont il se la procure. Questions pas si éloignés du monde de la littérature car elles ont permis un rapprochement avec l’économie du livre : pour que les artistes vivent, il est essentiel que leurs disques se vendent ou soient téléchargés légalement… C’est la même chose pour l’auteur et ses livres !

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Et puis des questions sur son parcours personnel, ses rituels d’écriture, ses sources d’inspiration, les livres qu’il aime… Sur G229, les élèves ont voulu savoir quelle était la part d’autobiographie et leur professeur a évoqué leur étonnement, de prime abord, devant le style d’écriture (phrase courtes, peu de ponctuation, alternance du « on » et du « je »).

Nous ne dévoilerons pas ici ses réponses, d’abord parce que Jean-Philippe Blondel va rencontrer prochainement d’autres classes, à Troyes, Vitry-le-François et Saint-Dizier. Mais aussi parce qu’on peut retenir autre chose de ces deux heures : au-delà de la découverte du « métier » d’écrivain, de la curiosité satisfaite, ce qui reste c’est le plaisir de la rencontre et de l’échange, et la conviction que décidément, un auteur est une personne comme les autres, qui aime regarder « La Nouvelle Star » parce que parfois, il y trouve LE morceau de musique qui va accompagner l’écriture de son livre…

Finalement ce sont les mots d’un élève, lors du débriefing avec leur professeur, qui donnent la meilleure idée de l’atmosphère de cet après-midi : « ça fait du bien de parler » !

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Un coup de cœur littéraire cité pendant la rencontre par Jean-Philippe Blondel :

François Garde, Ce qu’il advint du sauvage blanc, Gallimard, 2012

Dernier roman de Jean-Philippe Blondel paru : 6h41, Buchet-Chastel, janvier 2013.

 
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Publié par le 5 mars 2013 dans Les rencontres

 

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Reprise des rencontres d’auteurs

Les rencontres d’auteurs avec les lycéens de Champagne-Ardenne reprennent aujourd’hui avec la venue dans la région de Jean-Philippe Blondel qui rencontrera la classe de 2nde 7 du lycée Charles de Gaulle de Chaumont, pour présenter son livre G 229.

 
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Publié par le 4 mars 2013 dans Présentation du projet