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Archives Mensuelles: février 2013

À la découverte de l’univers de Marie-Hélène Lafon…

Marie-Hélène Lafon

La première rencontre entre Marie-Hélène Lafon et les lycéens de Champagne-Ardenne aura lieu le 11 mars 2013 au LP Argonne de Sainte-Ménéhould.

En attendant, retrouvez l’auteur et découvrez son univers au travers de ces deux podcasts:

http://www.franceinter.fr/emission-le-grand-entretien-marie-helene-lafon

http://www.franceculture.fr/emission-repliques-restituer-le-monde-2013-02-09

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Publié par le 20 février 2013 dans Présentation du projet

 

Les réponses de Gaëlle Josse au questionnaire de Proust

L’équipe de la bibliothèque Georges Pompidou a proposé à Gaëlle Josse de répondre à un questionnaire de Proust lors de sa venue pour les rencontres avec le lycée Oehmichen.

Ce questionnaire nous permet de mieux comprendre son roman, Les heures silencieuses, ainsi que son rapport à l’écriture.

Vie personnelle

Depuis combien de temps écrivez-vous ? Depuis pas si longtemps que ça en fait : rien depuis les premiers essais des années de lycée. Un premier recueil de poésie et des textes dans des revues sont parus en 2005. D’autres ont suivi, et mon premier roman, les heures silencieuses, est sorti en 2011. Le 3ème, Noces de Neige, va sortir début mars.

A-t-elle des enfants ? Un mari ? Oui, je suis mariée et j’ai deux filles, une en seconde et une en terminale.

Sport ? drogue ? Signe astrologique ? J’ai beaucoup fait de sport à une époque, j’ai beaucoup pratiqué l’équitation, puis j’ai beaucoup nagé, je me suis mise ensuite à la course à pied (j’ai couru le semi marathon), et j’avoue que depuis quelques années, plus rien, plus trop envie, ou pas envie de prendre le temps. En revanche, j’adore toujours marcher, que ce soit en ville, en montagne ou en bord de mer.

Une drogue ? Je ne sais pas si on peut appeler ça comme ça, mais la lecture, certainement, dès je n’ai plus rien à lire, c’est la panique, il faut que j’aille chez le librairie ou à la bibli de toute urgence…

Il paraît que je suis du signe de la Vierge, ascendant Scorpion, et que je suis née l’année du rat. Bon, vous savez tout….

Que possédez-vous de plus cher ? L’affection et la confiance de mes proches

Son plus grand regret ? J’ai fait beaucoup de piano, je pratique encore un peu, et d’équitation. J’aurais aimé jouer mieux et monter mieux, avoir plus de talent dans ces deux disciplines. Et j’adore le chant, j’aurais aimé travailler ma voix. Mais ce ne sont pas des regrets très importants, tout compte fait.

Sa plus grande peur ? Perdre ceux que j’aime

A-t-elle des animaux ? Non. Je ne supporte pas qu’on fasse le moindre mal à un animal, cela me rend malade de savoir une bête maltraitée, j’ai d’ailleurs de plus en plus de mal à manger de la viande,  mais je n’ai pas le souhait de m’occuper d’un animal, quel qu’il soit.

Étiez-vous une bonne élève ? J’avais des facilités pour les matières littéraires, les langues, latin, histoire, ce qui m’a beaucoup aidé, en revanche si j’avais dû passer une épreuve de maths, physique ou chimie au bac, je courrais encore dernière…

Quelles études avez-vous fait ? J’ai fait une maîtrise de droit, puis une école de journalisme, et en travaillant j’ai préparé un diplôme de psychologie clinique.

Aviez-vous eu un autre métier avant ? Avant et maintenant, oui, car l’écriture et l’accompagnement des livres me prennent beaucoup de temps, mais je ne peux pas encore m’arrêter de travailler pour m’y consacrer totalement. Je suis rédactrice pour un magazine et un site internet, sur l’agriculture, l’alimentation, l’environnement…

A quel âge a-t-elle commencé à écrire ? Voir réponse à la question un, cela fait un début vers 44/45 ans donc, si je ne me trompe pas.

Aimiez-vous la lecture étant jeune ? Oui, passionnément, depuis que je sais lire je dévore, je suis même du genre à lire les modes d’emploi et les emballages qui me tombent sous les yeux si je n’ai rien d’autre. Vous croyez que c’est grave ?

Quelqu’un vous a-t-il influencé à écrire ? Difficile à dire, mais ma mère était institutrice et mon père journaliste, il y avait des livres à la maison, c’était le seul vrai luxe, et j’ai donc toujours vu écrire…. Est-ce cela une influence ?

 

Goûts personnels

Mange-t-elle du nutella ? Quand mes filles étaient petites, oui, j’avoue que je les accompagnais avec plaisir et que les pots ne duraient pas longtemps… Maintenant non, je n’aime plus trop le sucré, et ce n’est pas terrible pour la ligne, quand même…

Ses passions ? Lecture, écriture, musique, peinture, certes, mais aussi photo, voyages… Et puis passion de la vie tout court, des rencontres, des échanges, curiosité vis à vis des autres, de découvrir leurs univers, envie de partager, passionnément, oui…

Quel est son moyen de s’évader ? Écrire, peut-être…

Qu’est ce qui l’a poussé à écrire ? Poussée, personne, ce n’est pas une obligation, disons une familiarité avec les livres et un contexte familial (voir réponse plus haut)

Quel est son auteur préféré ? Les écrivains autrichiens Stefan Zweig, Arthur Schnitzler, Joseph Roth, le hongrois Sandor Marai, les écrivains russes, le français Pierre Michon, et tant d’autres qui ne me viennent pas à l’esprit maintenant…

Depuis combien de temps elle écrit ? Voir réponses précédentes

Sa couleur préférée ? Le rose foncé, framboise écrasée, qui mêle le rouge et le bleu. Je trouve ça tonique et apaisant en même temps.

A quel âge a-t-elle commencé à écrire ? Voir réponses précédentes

Aimiez-vous la lecture étant jeune ? Voir réponses précédentes

Quelqu’un vous a-t-il influencé à écrire ? Voir réponses précédentes

Son genre de musique ? Les musiques du monde, tziganes, russes, juives, le fado portugais, les polyphonies, et la musique classique, Bach surtout.

Son chanteur préféré ? La voix de Léonard Cohen, chaude, enveloppante, un peu cassée, mais cela ne vous dit peut-être pas grand chose, je sais que ce n’est pas votre génération, un chanteur du Moyen Age comme disent mes filles…

Sur l’ouvrage

Pourquoi cette image en couverture ? Pourquoi ce tableau là ? Ce n’est pas un choix délibéré, c’est simplement parce que de la rencontre avec ce tableau est née l’histoire, et comme le récit y fait souvent référence, avec l’éditeur nous avons pensé que ce serait bien de le faire figurer sur la couverture, si le lecteur veut parfois y revenir au cours de sa lecture.

Pourquoi avez-vous choisi ce titre ? Au départ, j’avais appelé ce texte « Vue de dos », mais l’éditeur a trouvé que c’était un peu redondant avec le tableau qui, justement, montre la femme de dos, et il m’a proposé les Heures silencieuses, que j’ai trouvé magnifique, et totalement en harmonie avec le texte et l’atmosphère.

Est-ce qu’elle s’est inspirée de toute son expérience ? De toute mon expérience, non, mais il y a des éléments qui correspondent à des choses vécues ou ressenties, même si elles sont transposées, filtrées. On ne peut écrire, je crois, qu’avec ses propres sentiments et émotions, sinon on se contente de fabriquer une histoire, ce que je ne trouve pas très intéressant.

Est-ce qu’elle est défigurée ? Non, mais elle n’est plus aimée ni désirée par son mari, et à ce moment là, c’est pour elle comme si elle n’existait plus. Alors à quoi bon montrer son visage ?

Est-ce qu’il y a une suite de l’histoire ? Non, j’ai refermé l’écriture de ce livre, qui continue à vivre de lui-même. Un deuxième roman est paru en 2012, Nos vies désaccordées, une histoire contemporaine, très différente, début mars, un 3ème va sortir, Noces de neige, et un autre est en cours d’écriture.

Pourquoi le choix du 17e siècle ? Même réponse qu’à la première question. Il se trouve que ce tableau qui m’a vraiment émue est un tableau du 17ème, ce n’est pas moi qui l’ai décidé, cela aurait pu être un tableau d’un autre peintre et d’une autre époque, mais c’était celui-ci…C’est comme tomber amoureux, est-ce qu’on choisit vraiment ?

 

Retrouvez également l’article consacré par l’hebdo du vendredi sur les rencontres du vendredi 1er février: http://www.lhebdoduvendredi.com/article/10358/

 
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Publié par le 14 février 2013 dans Présentation du projet

 

Annulation des rencontres des 11 et 12 février avec Gilles Leroy

Gilles Leroy est souffrant, les rencontres au lycée Bayen (Châlons) et Camille Claudel (Troyes) sont annulées, en attendant que de nouvelles dates soient trouvées.

 
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Publié par le 11 février 2013 dans Présentation du projet

 

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Rencontre avec Gaëlle Josse à la bibliothéque Pompidou

J’avais eu du mal à rentrer dans Les heures silencieuses mais finalement, après la lecture de Nos vies désaccordées et sa rencontre, je lirai son 3eme roman en mars avec impatience.

Pour avoir participé à d’autres rencontres avec des étudiants, je salue surtout Manon, Lucie, Charlène et Lorraine qui ont très bien assumé leur rôle dans la conduite de l’entretien. Energie, sourire, pertinence : formule à garder pour d’autres rencontres.  C’était très bien préparé, pas juste une occasion d’occuper deux heures.

Et ce que je retiens des réponses de Gaëlle, ce sont quelques références :

Dostoïevski, que j’ai beaucoup lu il y a quelques années, cette référence prenait tout son sens quand elle nous a dit faire ce métier d’auteur pour regarder ce qu’il y a au fond des gens/personnages ; Salman Rushdie.

Pour les romans d’aventure et de marine, que je connais moins, Joseph Conrad ; Herman Melville; Patrick O’Brian.

Et pour ses conseils de lecture, Les Braises de Sandor Marai arrivera en plateau express (à disposition des lecteurs dans 2 semaines en commande rapide). Le Paul Auster était dans la sélection du Club de lecteurs de la bibliothèque de ce samedi je crois.

Je retiendrai l’appel à rester en alerte intellectuellement (c’est important à tout âge mais c’est bien d’entendre ça à 17 ans).

A suivre avec intérêt la rencontre avec Hugo Boris et les autres  retours.

Caroline. Bibliothécaire.

 
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Publié par le 6 février 2013 dans Les rencontres

 

Les lycéens ont rencontré Gaëlle Josse

Jeudi 31 janvier (Sézanne), vendredi 1er février (Châlons)

Les rencontres d’auteurs avec les lycéens de Champagne-Ardenne ont débuté la semaine dernière avec le séjour de Gaëlle Josse, autour de son livre Les Heures silencieuses. Durant deux jours, elle a rencontré les 1re L, ES et S de la cité scolaire de Sézanne et des 1re ST2S du lycée Oehmichen.

Jeudi 31 janvier, à la cité scolaire de Sézanne

Très belle matinée avec des élèves qui avaient visiblement fort aimé le livre ! Beaucoup de questions souvent axées sur la question de l’inspiration : pour Les Heures silencieuses, comment est-elle venue ? Pourquoi avoir choisi d’écrire un livre ? Quelle est la place de vos lectures, des auteurs que vous aimez, dans votre travail d’écriture ?

Gaëlle Josse n’a pas hésité à se livrer pour satisfaire la curiosité des élèves. Elle n’a pas hésité non plus à les questionner, eux : et vous, qu’aimez-vous lire ? Les élèves ont alors parlé de fantasy, de l’univers de Tolkien, des polars à l’intrigue bien ficelée, qui vous emmènent et ne vous lâchent plus, de tous ces livres qui font voyager.

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Lorsque toutes les questions ont été posées, les élèves ont lu quelques présentations du livre qu’ils avaient eux-mêmes rédigées et qu’ils ont ensuite offert à l’auteur. Puis, pour finir, une longue séance de dédicace : chacun a voulu faire dédicacer son exemplaire !

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L’après-midi, les 1re S ont posé beaucoup de questions, ils ont aussi pris une quantité impressionnante de notes ! Leurs questions étaient peut-être un peu plus personnelles, recherchant les liens entre l’histoire (les histoires) du livre et le parcours personnel de son auteur. Ils se sont aussi plié au jeu des questions : Gaëlle a voulu savoir si eux-aussi jouent de la musique, à quels métiers ils se destinent : tourisme, journalisme, et sans doute un futur écrivain, qui lui a demandé quels conseils elle pourrait donner à quelqu’un qui voudrait se lancer dans l’écriture…

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Merci aux élèves de Sézanne et à leurs enseignants pour le bel accueil qu’ils ont réservé à Gaëlle, et pour leur enthousiasme !

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Vendredi 1er février, avec les élèves du lycée œhmichen à la bibliothèque municipale de Châlons

Un autre type d’exercice attendait Gaëlle Josse avec les lycéens d’Oehmichen : une interview en bonne et due forme, pilotée par Charlène, Lorraine, Lucie et Manon qui lui ont posé les questions préparées par la classe. Gaëlle a expliqué qu’elle se sent auteur, mais pas écrivain ; il lui semble qu’il faut beaucoup d’expérience et de reconnaissance pour se sentir et se dire écrivain : « ce n’est pas au bout d’un livre qu’on est écrivain ».

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Les autres élèves, les professeurs et les bibliothécaires ont posé d’autres questions, puis est venu le moment des « j’aime / j’aime pas » où les élèves ont livré leurs impressions de lecture, en ne cachant pas ce qui leur a déplu, ce sur quoi ils se sont interrogés. Une discussion s’est ensuite engagée sur ce qui fait, au fond, le sujet de tous les livres de Gaëlle : l’humain, ses questionnements, ses choix. « La grande richesse dans la vie, c’est ce qu’on a en nous ».

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L’après-midi a également débuté par une interview de Katleen et Celia, relayées par la salle. Quelques élèves ont lu ensuite, parfois à deux voix, les passages qu’ils ont aimés, ou qui les ont interpellés. D’autres questions sont venues sur les choix narratifs et le style d’écriture. Gaëlle leur a expliqué son attention particulière à la langue qu’elle emploie, allant jusqu’à réécrire trente fois les six premières lignes de Nos vies désaccordées pour trouver les mots justes, une belle musicalité.

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Chaque rencontre s’est terminée par une séance de dédicace qui a permis aux élèves d’échanger quelques mots encore avec Gaëlle, en tête à tête.

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Bravo aux élèves, aux professeurs et aux bibliothécaires qui ont travaillé ensemble pour préparer et organiser ces belles rencontres !

Merci à Gaëlle Josse pour son accessibilité et sa disponibilité !

Prochain roman de Gaëlle Josse à paraître bientôt : Noces de neige, chez Autrement.

Le conseil de lecture de Gaëlle Josse : Sándor MÁRAI, Les Braises, Poche, 2003.

 
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Publié par le 4 février 2013 dans Présentation du projet